Techno et RH: opportunités ou menaces?

Publié le Publié dans Non classé

La révolution numérique a bouleversé de nombreuses sphères dans nos vies. Nos modes de consommation ont changé à grande vitesse, voire à très grande vitesse. Il y a encore quelques années, certains ressentaient de l’inquiétude à la moindre transaction électronique. Des années plus tard, c’est notre banquier qui regrette de ne plus nous voir en succursale car on a remplacé une partie de ses compétences et de ses expertises par de la technologie. 

Alors même si cela est plus simple, moins contraignant, il y a des choses me direz-vous, pour lesquelles la technologie ne pourra pas remplacer l’homme.

En fait, on fait bien de se demander: technologie et RH, opportunités ou menaces? 


OUI À LA TECHNO  MAIS LORSQUE C’EST PERTINENT 

En RH, en dotation en particulier, on lit partout ces temps-ci les mentions web 2.0 voire web 3.0 dans les annonces d’emploi. La plupart des employeurs préconisent l’usage de média sociaux pour décupler les efforts afin d’identifier et d’attirer les talents. Alors un sourceur ou un recruteur aujourd’hui ne pourrait-il pas tirer son épingle du jeu sans savoir ou sans avoir à utiliser la technologie? 

Bien sûr que oui! Le chasseur de tête expérimenté, qui a construit son réseau d’affaires depuis des années, n’a pas nécessairement besoin d’être connecté à un tel ou un tel sur Linkedin pour faire avancer son mandat de chasse de tête. Il connaît son marché et les personnes susceptibles de remplir le rôle pour lequel il recherche les meilleures compétences disponibles. 

Les réseaux sociaux ont certes explosé et l’usage de ce genre d’outils à des fins de dotation est bien entendu un facilitateur. Cependant il convient de s’assurer en amont que la cible de recrutement – les personnes qu’on veut attirer – est bel et bien elle aussi en train d’utiliser les mêmes outils.

Sinon, c’est un peu comme aller à la pêche avec une carabine: beaucoup de bruit et de vagues pour pas grand chose au final. 


ADAPTER STRATÉGIE, TACTIQUE, PLAN D’ACTION, MOYENS ET OUTILS À LA CIBLE

Les Millenium ou encore les personnes de la génération Y sont particulièrement friands de ce type d’outils. La génération qui suit aussi (la Z).

Mais pour les baby boomers, c’est autre chose! Le constat est bien différent, en fonction des pays. En France par exemple les générations précédentes (avant la Y) sont celles pour lesquelles la croissance des outils web 2.0 et web 3.0 est la plus forte.

Au Québec, cela a commencé avec un peu de retard mais la croissance est plus rapide qu’en France. Alors, évidemment, il faut prendre en compte l’aspect démographique et culturel, car les pratiques sont disparates. 


TECHNO ET RH: POINT SUR LES SIRH 

Le volume de données et d’informations à traiter et à garder (à des fins de conformité légale, ou simplement d’analyse) ne cesse d’augmenter. Il faut alimenter le tableau de bord social pour s’assurer d’être conforme, au Québec par exemple, à la loi sur l’équité salariale ou le 1% formation. En même temps, la plupart des employés restent moins longtemps dans leur poste, le taux de roulement augmente et les données à traiter aussi. 

Impensable aujourd’hui pour une entreprise d’envergure de faire affaire sans Système d’ Informations Ressources Humaines: fini le temps où on faisait la paye à la mano, où on recrutait par échange d’annonces dans la presse écrite et de dossiers de candidature par la poste… 

La technologie a donc considérablement modifié notre rapport au temps. Pour une même action il y a disons 20 ans, comme par exemple recruter un collaborateur, on voit aujourd’hui, la plupart du temps, que les délais sont raccourcis, car la techno nous permet d’aller plus vite. 

Mais attention cependant au revers de la médaille: nous sommes devenus parfois, il me semble, un peu esclaves de la technologie. Et si le gain de temps, dans certains cas, apporte une valeur ajoutée, parfois, vouloir aller trop vite trop loin, ou encore faire preuve de vision court-termiste, ne fera pas mieux avancer la question au final. Il faudra refaire ce qui a été fait. 


EXEMPLES DE BONNES PRATIQUES RH ET TECHNO

La réalité augmentée va sans doute permettre de révolutionner le monde de la formation. Dans une économie mondialisée, il est critique pour les organisations comprendre leur contexte opérationnel unique ou, comme on dit en Anglais:

THINK GLOBAL ACT LOCAL.

Alors, dans cette économie mondialisée dans laquelle il faut être capable de bien structurer son approche pour bien convaincre son client, il faut que les collaborateurs soient bien formés. Dans une organisation mondiale, qui a des succursales partout dans le monde et des milliers d’employés, la possibilité de former à distance à moindre coût devient un enjeu important. 

Et dans ce cas, on peut considérer que d’investir dans la création d’outils partagés et de classes virtuelles va faire la différence, notamment sur l’aspect de la rentabilité.

Les entretiens vidéos, comme ceux développés par la plateforme SONRU, semblent être utilisés de plus en plus par les employeurs. Gain de temps, économies substantielles là aussi. 

Toutes les initiatives de sondage et d’enquêtes, surtout lorsqu’elles sont déployées au sein de grandes organisations, sont évidemment très utiles aujourd’hui pour comprendre les éventuels points d’amélioration de façon rapide et structurée. 


LE RH DE DEMAIN: MI HOMME MI ROBOT? 

Différentes initiatives laissent entrevoir un avenir dans lequel certains métiers et certaines professions seraient amenés à disparaître. Des projets sont à l’étude dans certains pays pour remplacer les agents de la fonction publique par des robots. Ces derniers ne feraient que du transactionnel et ne seraient pas amenés à être perturbés par le comportement de l’usager: le robot ne ressent aucune émotion particulière, il ne peut pas s’énerver. 

J’ai même lu une brève sur un prototype de robot américain, capable de mener une entrevue d’embauche à la place d’un être humain. On a doté ce fameux robot d’un programme très avancé en linguistique et en informatique. On lui a montré des milliers d’exemples d’émotions humaines et il a enregistré des milliers de clichés de ce que l’oeil humain ne pourrait pas déceler aussi facilement que le robot. La promesse laisse entendre que ce robot est alors capable de déceler la moindre apparition de stress voire les moments pendant lesquels l’individu en entrevue serait en train de mentir…

Alors, est-ce que cela marque la fin du rôle de recruteur, tel qu’on le connaît aujourd’hui? Pas sûr: car pour l’instant c’est encore l’homme qui forme le robot et il est toujours question d’émotions. Il faudra cependant garder les oreilles bien ouvertes, car c’est indéniable: les RH d’aujourd’hui ont besoin de la technologie. 


Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *